Laissez moi vous parler de mon inspiration :

La Symphonie de la Création

Mon art n’est pas silencieux. Il est une partition. Il est un poème qui se débat avec la matière.

On me demande souvent ce qui m’anime, d’où vient cette fougue. La vérité est que je ne vis pas la création comme un long fleuve tranquille, mais comme une symphonie. Si vous tendez l’oreille en regardant mes œuvres, vous y entendrez peut-être les échos de Berlioz, car mon processus est une épopée en cinq mouvements.

I. Rêveries, Passions

 Tout commence ici. Dans le silence, la rêverie. C’est l’obsession d’une couleur, la naissance d’une émotion brute qui cherche sa forme. C’est l’idée fixe, ce thème qui reviendra dans chaque œuvre, qu’elle soit peinte, portée ou vécue. C’est la passion à l’état pur, avant même le premier coup de pinceau.

 

II. Un Bal

Puis, le rêve rencontre la vie. C’est le mouvement, le tourbillon. C’est la fougue qui s’empare de mes mains pour créer un bijou qui danse, une décoration qui vibre pour une fête. C’est le tumulte joyeux d’une célébration, la valse des matières qui s’animent et prennent place dans le monde.

III. Scène aux Champs

L’agitation retombe. Je me retire dans ma « scène aux champs ». C’est ma connexion intime avec la nature, le dialogue silencieux avec les animaux. C’est le moment où je peins le souffle du vent, où je capture l’essence d’une feuille dans le métal. C’est le calme avant la prochaine tempête créatrice, l’inspiration puisée à la source.

IV. Marche au Supplice

 Car oui, la création est parfois un « supplice ». C’est la lutte avec la toile blanche, l’urgence de donner vie à ce qui m’habite. C’est une passion qui dévore, une marche forcée où je dois aller au bout de l’idée, quel qu’en soit le coût en énergie. C’est l’intensité de l’acte de peindre, de sculpter, de façonner.

V. Songe d’une Nuit du Sabbat

Et enfin, le « songe ». C’est là que réside mon véritable mystère. C’est la nuit, l’instinct, l’inexpliqué. C’est l’art qui devient talisman, l’objet qui semble chargé d’une magie ancienne. C’est le moment où je ne contrôle plus, où je laisse la matière parler sa propre langue énigmatique, son propre poème.

 

Mon art est ainsi. Il n’est ni tout à fait sombre, ni seulement lumineux. Il est un cycle perpétuel de rêve, de passion, de calme et de tempête.

C’est une symphonie poétique où chaque toile, chaque bijou, chaque décor est une note de cette musique intérieure.